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— La découverte fondamentale de Cristofori par rapport aux autres inventeurs précédents consiste en la résolution d'un problème mécanique du piano. Les marteaux doivent frapper les cordes mais cesser d'être en contact avec elles une fois frappées, afin de ne pas assourdir le son. De plus, il faut que les marteaux puissent retourner à leur position initiale sans rebondir violemment. Et, Enfin, une note doit pouvoir se répéter rapidement.
— Dans les décennies qui suivirent le "piano-forte" n’évolua que doucement. Puis Pendant la longue période comprise entre 1790 à 1890, le piano-forte de l'époque de Mozart subit de très nombreux changements qui amenèrent petit à petit le piano-forte vers la forme actuelle du piano. Cette évolution du piano-forte est dut au besoin permanent des compositeurs et des pianistes d'un son plus puissant et plus soutenu.
— Elle fut aussi permise par la révolution industrielle en cours, qui mit à disposition des procédés technologiques permettant de produire des cordes en acier de grande qualité et la précision d'usinage pour la production de cadres en fonte.
Au cours des années 1820, les firmes Erard (1780-1959) et Pleyel (Paris), développèrent l'instrument et se firent une concurrence stimulante. Chopin et Franz Liszt, utilisèrent leurs pianos. La firme Erard apporta certainement les innovations les plus importantes surtout au point de vue de la mécanique du piano. |
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— Ignace Joseph Pleyel, musicien, puis son fils Camille développèrent beaucoup la sonorité et furent les premiers en France à adopter le croisement des cordes et le cadre métallique d'une pièce, permettant à l'instrument plus de puissance et des cordes plus longues. Pleyel fit construire à Paris une célèbre salle de concert portant son nom (qui a été réaménagée complètement en 2006) et implanta la première usine électrifiée (c'est l'ancêtre de la production moderne en usine).
— En 1821, Sébastien Erard inventa la mécanique de double échappement. Cette technique permet à une note d'être répétée, même si la touche n'est pas encore revenue à sa position initiale. Ce mécanisme se révèle très avantageux pour le jeu rapide. Amélioré par Henri Herz vers 1840, le principe du double échappement devint finalement le mécanisme standard des pianos à queue, utilisé par tous les facteurs.
— Mais cette période à vu naître bien d’autres innovations importantes comme :
* l'utilisation de trois cordes au lieu de deux pour toutes les notes sauf les plus
graves.
* le cadre métallique : situé au-dessus de la table d'harmonie, il sert à contenir
la tension des cordes. Le cadre métallique fut la solution permettant de
résister alors que les cordes devenaient plus épaisses, plus tendues et en
plus grand nombre (la tension des cordes d'un piano de concert moderne
avoisine les 20 tonnes).
* le croisement des cordes, les cordes basses, passant au dessus des cordes
blanches, et portant sur un chevalet séparé. Cette configuration répartit
mieux les tensions mais permet surtout une plus grande longueur de cordes
donc une plus grande puissance.
* les marteaux recouverts de feutre : les cordes en acier, plus dures,
nécessitent l'usage d'un marteau plus mou afin de conserver une belle
sonorité. Les marteaux recouverts de feutre compressé furent introduits
par le fabricant parisien Jean-Henri Pape en 1826, ils sont désormais
utilisés universellement.
* la pédale tonale, inventée en 1844 par Jean Louis Boisselot et améliorée
par Steinway en 1874.
Le piano de concert moderne atteignit sa forme actuelle aux alentours du début du XXème siècle.
Aujourd’hui on peut considérer que le développement du piano arrive à maturité car seules quelques améliorations mineures ont étés apportées depuis. |
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